Epuisette - kelook e kula (langue Némi) - deang (langue Yuanga)

Désignation

Epuisette

kelook e kula (langue Némi)

deang (langue Yuanga)

Création/Exécution

Ouémou (tribu)

Paimboas (District coutumier)

Kaala-Gomen (commune)

Hoot Ma Whaap : Aire coutumière

Nouvelle-Calédonie : Pays

Matière et technique

Smilax: liane (Smilax purpurata -Smilacacée)

/ Enroulé

Aloès: fibres (Aloe sp. - Aloeacée)

/ Tressage - Vannerie

Bois indéterminé (xylème)

/ Taillé (bois, os)

Mesures

Longueur en cm : 82 (support en bois)

/ Profondeur en cm : 74

/ Largeur en cm : 42

B.S. Longueur maximum : 100

/ B.S. largeur maximum : 55

/ B.S. Hauteur maximum : 7

Numéro d'inventaire

MNC 94.12.12

Date d'entrée / prise en charge du bien

25/07/1994

Description

Tige de bois repliée sur elle-même de façon à former une forme ovale légèrement poitue d'un côté. Un filet tressé de forme conique est attaché le long de cette tige.

Fonctionnement et contexte

Technique et fabrication de l’épuisette à crevettes (Texte fait lors des journées du Patrimoine au musée en 2006): Autrefois on utilisait l’écorce d’un arbre particulier (appelé "puleng" en langue Yuanga) pour confectionner les mailles du filet. Aujourd’hui, les femmes utilisent les feuilles d’aloès (Aloe vera). Pour commencer, on prépare les cordelettes en roulant les fibres. On va ensuite tresser les mailles de l’épuisette. Il existe deux techniques pour obtenir les fibres d’aloès: on peut soit racler la partie verte de la feuille à l’aide d’un éclat de bambou ou d’un couteau, pour obtenir une fibre blanche, soit faire tremper la feuille d’aloès dans de l’eau pendant deux semaines, en saison chaude, ainsi la fibre se détache toute seule. La technique de fabrication du filet à crevette est identique à celle des mailles de l’épervier. On peut le tresser seul ou à deux. On utilise son doigt afin de prendre la mesure des mailles du filet. La pointe du filet est tenue afin de serrer correctement les nœuds qui séparent les mailles. Il existe deux formes de filets : Le filet à fond pointu et le filet à fond arrondi et peu profond. Tous deux servent à pêcher crevettes, anguilles et lochons. On utilise un morceau de liane smilax appelée "daac" en Nemi pour confectionner l’anse de l’épuisette. Une fois que le filet a servi, il doit être suspendu dans la case, au-dessus du feu, ce qui va lui donner une couleur brune plus foncée. Il est strictement interdit de le poser par terre ou de l’enjamber.
Cet objet fait partie d'une collection acquise en 1994 auprès de l'association "Batefo", créée en 1993 à la tribu de Gatope sous l'égide de la Mission provinciale des Femmes. L'association a publié une brochure intitulée "L'art des femmes", publiée dans le sillage de l'exposition « Dju xam » organisée à Koné en juillet 1994, qui documente le renouveau de l'artisanat traditionnel féminin en Province Nord.

Exposition

"Enrichir, conserver, valoriser" Musée de Nouvelle-Calédonie 14/01/2009 06/04/2009

"Histoires gourmandes" Musée de la Ville de Nouméa Musée de la Ville de Nouméa 05/07/2002 30/09/2002

/ Objet prêté au Musée de la ville de Nouméa du 25/06/2002 au (pas de date) pour l'exposition Histoires Gourmandes